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Algérie : Guerre d’Algérie 1954-1962 : Ces officiers qui ont dit non à la torture
Posté par Peyron le 18/6/2007 16:19:49 (6586 lectures)




Ces officiers qui ont dit non à la torture

Cette absence de reconnaissance de l’adversaire a encouragé le développement de la torture qui, dès avril 1957, au cœur de la Bataille d’Alger, est dénoncée par Michel Rocard, jeune énarque alors, dans un rapport qu’il adresse à la SFIO (9) .
Les débats sur la torture au sein d’une armée de plus 400 000 hommes sont vifs même s’ils ne filtrent pas à l’extérieur. Les officiers qui la dirigent, sont en effet d’origines et de sensibilités très diverses : des anciens résistants, des officiers qui ont répondu à l’appel du 18 juin 1940 …
Le premier piège qu’il faut éviter dans ce débat c’est celui de l’anachronisme.
Aujourd’hui, les effectifs de l’armée sont très réduits et de nombreux officiers sont recrutés sur la base de contrats à durée déterminée de 3 à 5 ans.
À l’époque, avant Vatican II, c’est le règne de la devise « Dieu et devoir » pour les catholiques. On entre dans l’armée comme on entre au séminaire. On ne peut quitter l’armée que de deux façons : soit mort soit à la retraite. C’est le règlement des armées de 1933 : vous ne pouvez pas vous soustraire à un ordre donné, émettre une objection même en tant qu’officier. Ceci explique que les officiers qui se sont exprimés publiquement contre la torture, ont été si peu nombreux. Le statut militaire ne le permettait pas.

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